« On ne soupçonne pas la richesse de la mode éthique »

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Les marques éthiques prennent leurs quartiers porte de Versailles pour le salon du prêt-à-porter parisien (du 22 au 25 janvier). L’occasion de discuter de la vitalité du secteur avec Juliette Pic, responsable des pages mode de Shi-Zen, « le magazine éthique et pas toc ».

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La tenue du mois de Shi-Zen
La "tenue du mois" du Shi-Zen spécial Saint-Valentin, disponible en ce moment. "Une illustration épurée qui donne des tendances, une atmosphère et des grandes lignes pour que chacune s’invente son style", explique Juliette Pic.
© Shi-Zen/DR

Comment se porte la mode éthique ?
On s’aperçoit que les marques éthiques sont de plus en plus visibles, notamment dans les titres prestigieux, comme Elle Japon, Elle Italie ou même dans le Elle français. Il s’agit surtout de créateurs trendy comme Rosa Tapioca, By Mutation, Veja ou Nu. D’autres se font aussi remarquer en réalisant des collections capsules pour de grandes marques et on voit éclore des corners pour la mode éthique, comme aux Galeries Lafayette ou au Printemps. On assiste également au développement de l’Ethical Fashion Show, à l’automne, qui a pris de l’ampleur depuis qu’il a été racheté.

Il y a aussi de mauvaises nouvelles…
Beaucoup de sociétés ont des difficultés, c’est dur de tenir dans la mode éthique. Récemment, Como No, qui créait de très belles bottes, a dû mettre la clé sous la porte, c’était pourtant une marque qui semblait bien marcher, mais leur dernière collection ne s’est pas vendue… Ce qui marche fort, en revanche, c’est Ekyog ou Les Fées de Bengale.

N’y a-t-il pas aussi un problème de création, d’originalité, dans la mode éthique ?
Non ! On ne soupçonne pas la richesse de la mode éthique, c’est juste qu’elle n’est pas encore assez médiatisée. Outre Rosa Tapioca, qui fait vraiment des choses magnifiques, on pourrait citer les bijoux Cruselita, L’Atelier des dames qui fabrique des bijoux à partir d’écailles de poisson, Un été en automne qui propose de splendides coloris, les bijoux Ombre claire, l’anglais Stewart+Brown dans le genre country, Ambrym ou Myphilosophy dans un style plus japonisant, qui revient fort... Ceux qu’on voit davantage, comme Ethos ou Ideo, proposent, c’est vrai, des produits plus consensuels, mais ils ont aussi leur propre style.

Comment se situe votre magazine Shi-Zen dans le monde de la presse ? Y a-t-il une parenté avec Causette, autre féminin alternatif ?
Dans le numéro à paraître en mars, on parle de mode, avec un shooting « romantique » et un sujet sur les sites Web –ou plutôt le peu de sites– consacrés à la mode éthique, mais aussi de l’impasse du tout-pétrole ou des alternatives à la pilule en matière de contraception (même s’il n’y a pas de mal à prendre la pilule, au contraire !). On n’hésite pas à parler de sujets de société mais on propose un magazine avec les codes des magazines féminins, à la différence de Causette qui a un côté plus revendicatif. On se connaît, on ne les considère pas comme des concurrents, il y a plutôt une certaine fraternité, ou plutôt sororité, entre nous.

Salon du prêt-à-porter
Du 22 au 25 janvier 2011.
Paris, Porte-de-Versailles, So Ethic Hall 7, Who’s Next Hall 1 et 2.2.
www.pretparis.com/fr/so-ethic
www.whosnext.com

Hors-série Shi-Zen en vente actuellement sur le thème de l’amour.
Reprise du rythme mensuel avec un nouveau numéro en mars.
Cliquez ici pour découvrir les points de vente.
www.shizen-lemag.fr
+ le blog, Facebook et Twitter.

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Shi-Zen, spécial Saint-Valentin.
© Shi-Zen/DR

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