Un resto Sea Shepherd en vue à Paris

par Arthur Scherer | 21-11-2011
Mots-clés : Sea Shepherd
Version imprimable   envoyer l'article par mail title=  facebook  facebook



Bio et « vegan », le restaurant lancé par l’antenne française de l’ONG de protection des baleines devrait ouvrir début 2012 dans le quartier Gambetta.

Pour protéger baleines, dauphins et requins, l’association écologiste Sea Shepherd fondée en 1977 par le fameux « Captain » Paul Watson n’hésite pas à employer les grands moyens, comme le sabotage des bateaux de pêche illégale à quai. Le combat que mène à Paris son antenne française est moins radical : depuis un an, elle se démène pour ouvrir un restaurant bio portant les valeurs de l’ONG dans la capitale. Un projet qui semble enfin près d’aboutir.

A l’origine, il était question d’une péniche sur les quais de Seine, floquée de la baleine, symbole de Sea Shepherd. « Malheureusement, les délais pour l’obtention d’un anneau sur les quais sont trop longs », nous explique Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, instigatrice du projet avec Laura Dakin, cuisinière de l’ONG. Ce sera finalement dans le quartier Gambetta que le Sea Shepherd jettera l’ancre, de manière plus traditionnelle. « Mais, si le restaurant marche, nous opterons peut-être pour une péniche dans le futur », prédit-elle.

L’établissement pourrait ouvrir ses portes en février ou mars 2012. Au menu, des plats végétariens, mais aussi de la nourriture « vegan », prisée de nos voisins britanniques. Tout comme un végétalien, un « vegan » ne consomme ni chair animale, ni produits dérivés des animaux (œufs, miel, lait…). Mais une personne « vegan » va plus loin qu’un « simple » végétalien en refusant de porter du cuir, de la soie ou des produits issus des animaux, en n’utilisant aucun produit cosmétique testé sur les animaux, en ne cautionnant pas les spectacles animaliers…

Plus qu’un régime alimentaire, le véganisme est un engagement global. « L’idée est de faire découvrir un nouveau mode de vie aujourd’hui méconnu en France, explique Lamya Essemlali. Mais il ne faut pas que ce soit une contrainte. L’idéal serait qu’on ne sache pas qu’on vient de manger vegan. Changer les mentalités au niveau de ce que les gens mettent dans leur assiette serait un grand pas en avant. Le restaurant bénéficiera de toute l’expérience de Laura Dakin en la matière ». La carte proposera des pizzas, burgers, nems, soupes, mais également des sandwichs et du snacking à emporter. Un coin épicerie est également prévu.

L’ONG Sea Shepherd n’investira pas directement dans le restaurant, qui sera financé par des fonds privés de certains de ses membres, comme Lamya Essemlali. Mais l’établissement représentera bien l’ONG, à laquelle il reversera une partie de son chiffre d’affaires. Une expérience « pilote » inédite dans le monde.

Laura Dakin, la cuisinière, en vidéo :

Article réalisé par un étudiant en journalisme de l’ISCPA dans le cadre d’un exercice.

Commenter cet article

 

Suivez BienBeau.fr

  • F
  • T
  • rss

Partagez BienBeau.fr

Abonnez-vous

Chaque semaine découvrez une bien belle adresse testée pour vous et toute notre actu.

 

©BienBeau.fr 2010 | Site propulsé par Spip2Mentions légales